Par Christian Bühlmann et Michael Freudweiler

Pour Clausewitz, « La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens », c’est-à-dire que la conflictualité est un acte de pouvoir qui requiert une direction politique du militaire. Pourtant, dans les États occidentaux contemporains, la dichotomie entre ces deux échelons met à mal cette unité d’action. Cette brève contribution décrit succinctement la réponse suisse à cet état de fait : l’état-major militaire stratégique (EMMS) du chef de l’Armée (CdA). On présentera succinctement la problématique de la conduite militaire dans une démocratie, d’où découle l’exigence d’un état-major à l’interface entre le chef de l’Armée et la conduite politique. On décrira ensuite les tâches et l’organisation de l’EMMS ainsi que ses produits. Ceux-ci permettent d’une part d’informer l’échelon politique et d’autre part, de déterminer le cadre des travaux des subordonnés directs du CdA. En conclusion on soulignera l’importance d’un état-major de milice au niveau stratégique.

On Friday 11 March, our deputy director, Ms Christina Orisich welcomed General Nadeem Raza (Chairman Joint Chiefs of Staff Committee) with a delegation from the Islamic Republic of Pakistan. They received a presentation on the GCSP and about International #Geneva and discussed the current security and geopolitical situation and challenges in the area of Pakistan.

Source

J'ai été interviewé (04:52) par Etienne Kocher dans le cadre d'une discussion sur "l'augmentation des dépenses consacrées à l’armée" proposées par la Commission de politique de sécurité du Conseil fédéral. Je décris ci-dessous les grandes lignes de la réflexion sur laquelle se base mon intervention.

BCN – Plusieurs courants qui animent la politique mondiale ont conduit à une renaissance des entreprises militaires et de sécurité privées (EMSP). Cette réviviscence des armées privées représente à la fois un indicateur de transformations fondamentales du système international et de l’État, son acteur majeur, ainsi qu’un marqueur de nouvelles formes de menaces. On propose dans cet article de préciser brièvement cette dynamique en explicitant la relation entre mercenariat, guerre et formation de l’État. Par une involution de cette causalité, on inférera en conclusion une modification potentielle de l’État nécessaire à la gestion des guerres nouvelles.